Dernières chroniques

mardi 19 septembre 2017

The Mortal Instruments T3



The Mortal Instruments, tome 3 : La cité de verre
Auteur : Cassandra Clare
Editeur : PKJ
Nombre de pages : 606




Résumé :

La lutte entre le bien et le mal se poursuit. Valentin rassemble son armée pour éradiquer la lignée des Chasseurs d’Ombres. Clary se rend dans la Cité de Verre afin de sauver sa mère et découvrir son passé, mais s’y introduire sans l’autorisation de l’Enclave n’est pas sans danger ; elle y fera de terribles découvertes et des rencontres improbables. Elle frôlera plusieurs fois la mort, dans sa quête pour réveiller sa mère…
Au cours de son voyage, Clary rencontre Sébastien, un garçon énigmatique. Avec lui, elle comprend que le seul moyen d’arrêter la fureur de Valentin est de former une alliance entre Chasseurs d’Ombres et Créatures Obscures. Comment conclure une telle union ? Parallèlement Jace et Clary se trouvent en possession d’étranges pouvoirs, ainsi que du livre Blanc capable de réveiller sa mère, et Simon est emprisonné.


Mon avis :


The Mortal Instruments est une saga que beaucoup apprécient et dont j’entends parler depuis des années. J’avais les livres dans ma PAL depuis longtemps, sans oser les en sortir. Pourquoi ? Peut-être justement car ça a plu à beaucoup de monde. Je n’ai de cesse de me rappeler ces quelques livres qui ont « cartonné » et qui pour moi ont été de grandes déceptions. Du coup, c’est avec une certaine appréhension que j’ai attaqué ma lecture. Je n’ai pas fait de chronique des deux premiers tomes, je vais donc en parler brièvement ici.
Le premier tome ne m’a pas énormément surprise. Il faut dire aussi que j’avais vu le film et je me rappelais donc des grandes lignes de l’histoire. Je n’ai pas été déçue par ma lecture, mais pas franchement emballée non plus. Du coup, je me suis dit que comme j’avais les tomes suivants, j’allais tout de même tenter la suite.
Et j’ai bien fait ! Le tome 2 m’a déjà plus conquise et le troisième a confirmé cette impression. Si, pour l’instant, cette saga n’est pas un coup de cœur, je passe tout de même de bons moments de lecture.

Dans ce troisième opus, nous retrouvons Clary, Jace et les autres qui luttent toujours pour contrecarrer les plans de Valentin. Clary tente encore de trouver un moyen de sauver sa mère et une piste va la mener jusqu’à la Cité de Verre. Si bien entendu, Valentin a toujours un coup d’avance, les forces vont tout doucement s’équilibrer entre les deux camps.
Ce livre était riche en rebondissements et j’ai vraiment apprécié la tournure prise par l’histoire. Malheureusement, je n’ai pas réellement été surprise. Je ne sais pas si c’est moi – on me demande souvent, quand je regarde une série ou un film, comment je fais pour toujours tout deviner. Je pense que c’est peut-être, car je me mets à la place de l’auteur/réalisateur en me demandant ce que j’aurais prévu à sa place – ou si c’était vraiment flagrant, mais j’avais deviné certaines grosses révélations depuis le début de la saga. On verra si mes spéculations sur la suite sont justes elles aussi !

Au niveau des personnages, j’aime beaucoup Clary. Elle est tenace et a un petit côté tête brûlée qui me plaît bien. Jace devient un peu moins arrogant, ce qui le fait remonter dans mon estime. J’aime toujours autant le personnage de Luke avec son côté protecteur. Quant à Simon, il évolue également et vers le positif, ce qui est une très bonne chose, car j’avais un peu de mal avec lui au départ. De nouveaux personnages font leur apparition, je pense notamment à Sébastien que j’ai malheureusement cerné tout de suite. Bref, je ne vais pas entrer dans les détails pour ceux qui ne l’ont pas lu…

En ce qui concerne la plume de l’auteur, elle est fluide et agréable. Les descriptions sont justes et on n’a aucun mal à se représenter l’univers qu’elle a créé. D’ailleurs, j’irais bien faire un petit tour à Idris !

Pour finir, un petit mot rapide sur l’histoire. Si j’ai apprécié la tournure que prenaient certaines choses, j’ai trouvé que la résolution de certains problèmes était un peu trop facile. Et c’était sans compter la fin qui faisait un peu trop « monde des bisounours » à mon goût. Tout va bien dans le meilleur des mondes, tout le monde est content. Bref, je me doute que ça ne durera pas, car il y a une suite, mais c’était un peu agaçant tout de même. Du coup j’enchaîne de ce pas sur le quatrième tome. On verra bien ce que ça donnera !


En résumé, si ce troisième tome était une lecture agréable, il n’a pas réussi à me surprendre. Je vais poursuivre avec la lecture du tome suivant, car je suis tout de même curieuse de savoir ce qui va se passer ensuite.

samedi 16 septembre 2017

La cité des méduses



La cité des méduses
Auteur : Emmi Itäranta
Éditeur : Presses de la Cité
Date de publication (VF) : 12 Janvier 2017
Nombre de pages : 346
Titre original : Kudottujen kujien kaupunki (2015)




Résumé :


Sur une île où la vie humaine n’a que peu de poids, un groupe de tisseuses travaillant au prestigieux palais des Toiles est soudainement perturbé par l’arrivée d’une nouvelle recrue. Cette dernière a la langue coupée, et la seule marque permettant d’en apprendre davantage sur son identité est le mot gravé sur sa main : Eliana.

Mon avis :



J’avais découvert la plume d’Emmi Itäranta grâce à son livre Fille de l’Eau. Ce livre m’avait totalement transportée et bouleversée, si bien qu’il reste parmi mes favoris à ce jour. De ce fait, en me promenant dans une librairie, lorsque je suis tombée sur son titre « la cité des méduses » (que j’ai lu en anglais, car je n’avais pas encore le niveau pour le lire en finnois à l’époque) je l’ai acheté en toute confiance.
Si, je dois l’avouer, ce second ouvrage d’Emmi Itäranta m’a moins touchée, j’ai été ravie de retrouver sa plume si particulière et enchanteresse.

Nous faisons la connaissance d’Eliana, tisseuse au palais des Toiles. J’avoue avoir été un peu déroutée au départ, voire même un peu perdue, car le lecteur se retrouve parachuté au milieu de cet univers étrange et inconnu, sans que l’on ne lui explique son fonctionnement. Et le fait de l’avoir lu en anglais n’a pas arrangé les choses. Cependant, au bout de quelques chapitres, tout est rentré dans l’ordre. On ne comprend donc pas où l’auteur veut nous emmener et je dois dire que sur moi cela a fonctionné, car j’ai fini par me laisser prendre au jeu. Je voulais absolument résoudre le mystère. Car le livre commence sur une énigme. Eliana retrouve une jeune femme sur la plage, qui vient visiblement d’être agressée. Malheureusement, cette dernière ne peut pas raconter ce qui lui est arrivé, car elle a la langue coupée. Pourquoi s’est-elle retrouvée dans cette situation et comment se fait-il qu’elle ait le prénom d’Eliana tatoué sur sa main, alors qu’elles ne se sont jamais rencontrées auparavant ?

Au niveau des personnages, il y en a assez peu en fin de compte. On s’attarde beaucoup sur Eliana et son lien potentiel avec Valeria (la jeune femme muette). J’aime beaucoup les liens qui se tissent entre ces deux-là d’ailleurs. Elles m’ont vraiment touchée ! Les autres protagonistes tiennent parfaitement leurs rôles secondaires, sans vraiment trop se dévoiler. Et ce n’est, de toute façon, pas ce qu’on leur demande. Il s’agit d’un tome unique et il aurait été inutile d’encombrer le récit avec trop de détails ne desservant pas le fil conducteur.

Pour en revenir à l’histoire, même si le début a été assez chaotique, j’ai vraiment apprécié ma lecture. J’ai passé un excellent moment et j’en garde un souvenir assez précis. J’écris d’ailleurs cet avis plusieurs mois après avoir terminé ma lecture, sans rencontrer le moindre problème de trou de mémoire (ce qui est assez rare me concernant !).
La société dans laquelle notre héroïne évolue est typique de toutes les dystopies (peuple opprimé, beaucoup d’interdictions, mouvement de rébellion, etc.), pourtant elle se révèle être très originale également. En effet, tout tourne autour du rêve. Ou plutôt de l’interdiction de rêver. Car rêver est considéré comme un acte criminel et lorsque quelqu’un est pris en flagrant délit, il n’a pas le droit à une seconde chance.
Je n’en dirai pas plus pour ne pas risquer de trop en révéler sur l’intrigue, mais une fois encore Emmi Itäranta nous prouve qu’elle a de l’imagination à revendre !
La fin ouverte m’a cependant laissée sur ma faim, justement. Mais bon, je respecte ce choix de vouloir faire travailler l’imagination du lecteur, même si cela peut paraître un peu frustrant sur le moment.

Un dernier petit mot concernant la plume de l’auteur. Tout comme je le disais plus haut, c’est un vrai délice. Je n’ai qu’une hâte : pouvoir lire un livre d’Emmi Itäranta dans sa langue natale (j’y travaille…). Ses mots sont justes, poétiques, sans trop en faire. On se retrouve sans peine happé dans l’univers de l’auteur et je dois dire que j’attends avec impatience son prochain roman !


En résumé, malgré un début un peu difficile et une fin un peu trop ouverte à mon goût, j’ai vraiment apprécié ma lecture. J’étais plus que ravie de retrouver la merveilleuse plume d’Emmi Itäranta et serai au rendez-vous pour sa prochaine publication !

Chroniques des Temps Obscurs



Chroniques des Temps Obscurs
Auteur : Michelle Paver
Éditeur : Hachette
Saga en 6 tomes




Résumé du premier tome :


L'aventure commence il y a six mille ans...


L'Esprit du Mal s'est emparé d'un ours. Seul Torak, douze ans, peut le défier. La prophétie est formelle : il est Celui-qui-écoute. Il doit trouver la Montagne de l'Esprit du Monde pour rétablir l'harmonie entre les hommes, la nature et les animaux. Accompagné d'un jeune loup qui lui ressemble comme un frère, Torak s'engage dans la Forêt Profonde. Alors commence un étonnant périple au cœur d'une nature magique, à la fois fascinante et hostile...


Mon avis :




Comme j’ai lu la saga complète d ‘une seule traite, je vais en faire une chronique globale.  Ce sont des livres que j’avais depuis très longtemps dans ma PAL et je ne comprends toujours pas pourquoi je ne les ai pas lus plus tôt. Laissez-moi vous dire une chose : j’ai toujours pensé qu’il n’y a pas d’âge pour lire des livres jeunesse. Et cette saga le prouve une fois encore. J’ai bientôt 31 ans et cela ne m’a pas empêché d’adorer cette histoire ! Malgré le nombre de tomes conséquents, c’est une saga qui se lit rapidement et qui est très addictive.

Torak est un jeune garçon que la vie n’a pas épargné. Lorsqu’il se retrouve seul après la mort de son père, il croit se retrouver en plein cauchemar. Pourtant, le pire reste à venir. Il va affronter des épreuves très difficiles, la plupart du temps seul.
L’auteur nous livre une description de l’univers de Torak un peu au compte gouttes. C’est largement suffisant pour se sentir immergé dans l’histoire et je trouve que cela crée un lien supplémentaire entre le personnage principal et le lecteur. En effet, comme Torak, le lecteur va découvrir cet univers au fil des pages. À mesure que ses aventures se déroulent, le jeune garçon explore le monde qui l’entoure et en apprend de plus en plus sur les us et coutumes des clans, ainsi que sur son histoire personnelle. On sent une réelle évolution du personnage et je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à lui.

J’ai beaucoup apprécié les liens qui se tissent entre les différents personnages, notamment celui entre Torak et Loup. Il y a même beaucoup de passages du point de vue de Loup à travers les romans et j’ai totalement adoré. L’auteur arrive vraiment à nous faire croire que c’est lui qui s’exprime, par sa manière simple de voir et désigner les choses. Fin-Kedinn, le chef du clan des corbeaux est aussi un personnage qui gagne en importance au cours du récit et que j’ai fini par apprécier. Et enfin, il y a Renn. La jeune fille avait tendance à m’agacer un peu au début, mais elle finit par changer et je dois dire que j’ai apprécié son caractère et sa ténacité.

En ce qui concerne l’histoire à proprement parler, j'avoue que c’est surtout l’ambiance et le contexte qui m’ont plu. Il est question ici de magie, de chamanisme et les personnages vivent dans une forêt vieille de plus de 6000 ans. Ils sont en symbiose avec la nature. D’ailleurs, à ce propos, je tenais à saluer le travail colossal de recherches qu’a effectué l’auteur. Elle nous livre ici de multiples secrets sur les façons d’utiliser plantes et divers ingrédients que l’on trouve dans la nature. Elle nous explique également comment chaque partie d’un animal est utilisée afin de ne rien gâcher. Bref, j’ai été impressionnée par tant de connaissances !
L’intrigue, quant à elle, est pleine de rebondissements et on n’a pas le temps de s’ennuyer au cours de ces 6 tomes.

Pour finir, en ce qui concerne la plume de l’auteur, elle est simple, fluide et addictive. Pas de descriptions inutiles sur des pages et des pages. Mais des dialogues poignants et les personnages qui nous livrent leurs états d’âme en toute simplicité.

En résumé, il s’agit d’une saga qui fait rêver et voyager. Je la conseille vivement à petits et grands, si vous avez envie de faire un bout de chemin avec Torak. J’ai aimé parcourir avec lui cette forêt magique et parfois terrifiante d’une époque reculée et aujourd’hui oubliée. Bref, une saga que je ne suis pas prête d’oublier.